PARTIELLEMENT FAUX : Cette image ne montre pas un avion détruit par l’armée soudanaise à l’aéroport d’Al-Fashir

Ce post X (anciennement Twitter) avec une image prétendant montrer un avion détruit à l’aéroport d’Al-Fashir par l’armée soudanaise est PARTIELLEMENT FAUX.

Daté du 31 octobre 2025, le post lit : « Soudan. Les forces armées soudanaises ont réussi à détruire le premier avion à atterrir à l’aéroport d’Al-Fashir, qui transportait du matériel militaire pour la milice de la Force de soutien rapide (RSF) (sic) ». Le post présente un avion en flammes dans un nuage de fumée.
PesaCheck a passé en revue ledit post et l’a trouvé partiellement faux.
Une recherche d’images inversées à l’aide de Bing a débouché sur cet article publié le 29 mai 2025 avec ce titre : « Israël détruit un avion transportant des pèlerins du Hadj à l’aéroport de Sanaa, au Yémen ». Il est accompagné d’une photo qui porte cette légende : « Un avion de Yemeni Airlines est détruit à l’aéroport international de Sanaa après une frappe aérienne israélienne ».
La recherche a également retrouvé l’image dans un article publié le 8 mai 2025. Selon l’agence de presse yéménite Saba, elle montre un avion en flammes à l’aéroport international de Sanaa après des frappes aériennes sur la capitale. L’aéroport a été mis hors service.
Une recherche Google avec les mots-clés « L’armée soudanaise a détruit un avion à l’aéroport d’Al-Fashir » a révélé que l’armée soudanaise a effectivement abattu un avion des Émirats arabes unis à son atterrissage au Soudan, à l’aéroport de Nyala.
PesaCheck a analysé un post sur X prétendant montrer un avion détruit à l’aéroport d’Al-Fashir par l’armée soudanaise et l’a trouvé PARTIELLEMENT FAUX.
Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux.
En établissant un partenariat avec Facebook et des plateformes de médias sociaux similaires, les organisations tierces de vérification des faits comme PesaCheck aident à faire le tri entre les faits et la fiction. Nous faisons ceci en donnant au public, un aperçu plus profond et un contexte aux publications qu’il voit dans ses flux de médias sociaux.
Avez-vous repéré ce que vous pensez être une fausse information sur Facebook ? Voici comment vous pouvez le signaler. Et voici plus d’informations sur la méthodologie de PesaCheck pour vérifier les contenus douteux.

Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Françoise Dembélé et éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par le rédacteur principal à PesaCheck, Stephen Ndegwa.

PesaCheck est la première initiative de vérification des faits des finances publiques en Afrique. Il a été cofondé par Catherine Gicheru et Justin Arenstein et est incubé par le plus grand accélérateur de technologies civiques et de journalisme de données du continent: Code for Africa. Il vise à aider le public à séparer la réalité de la fiction dans les déclarations publiques sur les chiffres qui façonnent notre monde, avec un accent particulier sur les déclarations sur les finances publiques qui façonnent la prestation par le gouvernement des services publics liés aux objectifs de développement durable (ODD), tels que les soins de santé, le développement rural et l’accès à l’eau / à l’assainissement. PesaCheck teste également l’exactitude des reportages médiatiques. Pour en savoir plus sur le projet, visitez pesacheck.org.
PesaCheck est une initiative conjointe de Code for Africa, à travers son fonds InnovateAFRICA, avec un soutien de la Deutsche Welle Akademie, en partenariat avec une coalition de médias locaux africains et d’autres organisations civiques de surveillance.

